Harcèlement moral : pensez à solliciter l’inspection du travail

Photo de Martin Lopez sur Pexels.com

Je voudrais rappeler que dès que vous vous rendez compte que la situation dérape, que toutes vos tentatives de discussion avec votre hiérarchie ont été un échec, il faut impérativement déclarer votre situation de harcèlement moral à la plus haute direction de votre entreprise : PDG, gérant, avec les faits datés, pas besoin alors de joindre tous vos documents, il faut que ce soit synthétique, ce qui permet d’enclencher une enquête et de mettre en copie l’inspection du travail.

Pour ma part, les faits se sont tellement vite emballés, que je n’ai téléphoné à l’inspection du travail qu’à 48h de l’entretien préalable. C’était compliqué avant, car on vous dit d’aller aux permanences, donc sur votre temps de travail, or, quand vous avez justement une surcharge de travail, il n’est pas aisé de dégager du temps… surtout que les contrôleurs du travail qui vous reçoivent considèrent leur mission comme du conseil juridique, et n’interviennent pas auprès de l’entreprise.

Une autre collègue victime m’a donné les coordonnées du directeur adjoint de la direction départementale du travail. J’y suis allée pour un rendez-vous comme elle, mais il n’a manifesté, comme pour elle, que peu d’intérêt pour la situation. Avec ma collègue, nous étions désespérées que nos alertes ne trouvaient pas d’écho. Ce directeur m’avait dit de le tenir au courant de la suite des événements, et un jour, après que mon employeur ait encore fait des siennes, je lui ai re-téléphoné. Et là, devant sa non-prise en compte, je dois dire que c’est monté dans les tours, je déteste ça, mais à un moment donné, ce n’est plus possible, et il a pu avoir en « direct live » la réalité de mon désespoir. Saisi, il m’a dit qu’il ferait tout pour m’aider, que justement il avait reçu encore une nouvelle plainte et qu’il décidait faire une enquête. Enfin !

Je vous livre les extraits de son rapport après une enquête qui a duré un an : les victimes que je lui ai adressées ont été interrogées, les syndicalistes… et il a fait une visite sur place, dans mon ancien département. Evidemment, aucun de nos ex-collègues ne nous a remerciées pour l’intervention de l’inspection du travail, pour que leurs horaires du travail soient respectés, qu’ils puissent prendre leurs pauses, que les crédits en compte épargne temps soient réellement faits. Peut être les syndicats s’en sont-ils attribués la paternité, alors que c’est moi qui suis partie en vrille, oubliant ma dignité, laissant s’échapper toute ma souffrance à gros flots, et c’est ma collègue qui, elle, s’était fait séquestrer par son directeur qui avait pris l’initiative de contacter la Direccte, et non les syndicats qui sont allés à la convocation de la Direccte en n’en menant pas large.

Dans ce rapport, ce directeur adjoint remet en question le rapport effectué par le conseiller-rapporteur du CPH que j’ai contesté, qui s’est surtout attaché à rechercher l’opinion de mes collègues sur ma petite personne, interrogeant au passage une RH que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, opinions tout à fait subjectives et empreintes de jalousie pour ma réussite dans mes fonctions. Il est passé tout à fait à côté du problème principal de la surcharge du poste et de la répartition de la charge de travail, du non respect du statut cadre forfait jours, de l’absence de fiche de poste aux fonctions non délimitées.

Donc si l’inspection du travail est non-réactive, montez plus haut, et à plusieurs !

Au pénal hélas, les magistrats (pro employeur) ont considéré que la direccte avait écrit « si les faits sont avérés », donc pour eux après l’enquête bidon de la police du même tonneau que celle du conseiller rapporteur, les faits n’étaient pas avérés, alors que comme le dit la Direccte, il existe énormément de preuves dans mon dossier, mais rien n’est pire qu’un aveugle qui ne veut pas voir !

Mon avocat à la chambre de l’instruction avait réussi à convaincre l’avocate générale très embarrassée concernant la « qualité » de l’enquête. Elle a reconnu que celle-ci avait été mal effectuée, et s’était prononcée pour un complément d’information, point sur lequel la Présidente de Tribunal ne l’a pas suivie. A l’heure actuelle, je me demande si je n’épinglerai pas au CSM: Procureur de la République, juge d’instruction, et cette Présidente du Tribunal, qui dès le début des débats alors que je voulais relever une erreur dans son exposé, m’a tout de suite signifié que je n’en avais pas le droit ! Vive la liberté de parole au sein des tribunaux ! A la Chambre Sociale aussi mon avocat a demandé à la Présidente que je sois entendue, la Présidente a refusé !

(la visite chez le médecin du travail dont il est question, elle s’est passée dans le lit de l’infirmerie, après que la déléguée du personnel m’ait pris la tête avec ses questions stupides, en contestant mon statut de cadre, puis ma prime commerciale, puis me demandant si mon 1er arrêt était de complaisance, c’est en faisant le geste d’attraper mon sac pour lui montrer les médicaments que je prenais que j’ai complètement craqué, et que les larmes ont commencé à couler, et elle a été prise de peur, pensant que j’en avais trop pris (!), et elle m’a conduite immédiatement à la médecine du travail, où le médecin m’a gardée dans l’attente d’un rendez-vous avec mon médecin traitant – il alertera ma direction et les RH, sur mon état de souffrance au travail, j’ai le mail, mais les RH n’auront comme réaction que de m’envoyer encore un courrier mensonger et menaçant en plein arrêt souffrance au travail, c’est certain que cela ne pouvait que me faire du bien ! 😏)

Ci-joint les extraits du rapport de la Direction Départementale du Travail :

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